Entrepreneuriat en Afrique : briser les chaînes de l’emploi informel grâce aux TIC

11 millions, c’est le nombre de jeunes africains qui, chaque année, sont prêts à entrer sur le marché du travail, selon la Banque Mondiale. Bien que l’emploi informel, où évoluent 95% de cette jeunesse, présente certains avantages pour la population, le renforcement du secteur formel est crucial pour assurer une sécurité d’emploi et permettre une réelle accumulation et répartition des richesses. Il est urgent d’agir pour que les pays africains puissent former et intégrer efficacement cette main-d’œuvre en pleine expansion. Porté par le développement rapide des technologies de l’information et de la communication (TIC), l’entrepreneuriat s’impose comme une réponse durable à ce défi de l’emploi. Il est donc nécessaire que les initiatives visant à favoriser son développement se multiplient.

Numérique : l’Afrique à l’aube d’une révolution de l’emploi

En palliant le déficit d’infrastructures physiques, notamment dans les secteurs de la formation et de l’accès aux financements, les TIC ouvrent la voie à des horizons inédits. Grâce au ‘Leapfrog digital’, l’Afrique s’apprête à réaliser un bond économique spectaculaire via le numérique. En adaptant institutions, réglementations et infrastructures, la jeunesse africaine est positionnée pour piloter l’économie de demain, notamment au travers de l’entreprenariat.

Force est de constater qu’aujourd’hui en Afrique la hausse des taux de pénétration des abonnements de téléphonie mobile et d’internet mobile, va de pair avec la hausse de l’entrepreneuriat. En 2022, l’écosystème entrepreneurial africain a connu une croissance de 8 % avec un montant total de 6,5 milliards de $ de fonds levés. Cependant, malgré ces chiffres encourageants les fonds réunis sur le continent restent trop faibles, ils sont par exemple équivalent à ceux d’un seul pays européen, l’Espagne, sur la même période. Cela témoigne du besoin urgent de davantage d’investissement, à la fois financier mais aussi humain, dans cet écosystème en devenir, crucial pour le développement socio-économique de l’Afrique.

Le secteur de la santé est une illustration parlante de ce rôle clé que peut avoir l’entreprenariat africain face parfois au manque d’investissements et d’initiatives provenant du secteur public. En effet, dans de nombreux pays, des projets liés à la e-santé se sont multipliés afin de pallier le déficit d’infrastructures de santé et d’accès aux soins sur le continent. Une entreprise ghanéenne en démarrage, Chestify AI, se distingue en développant des algorithmes performants, utilisant l’intelligence artificielle, pour combler le manque de radiologues en Afrique. Cette initiative est un exemple concret de la palette d’opportunités que représente l’entrepreneuriat porté par les nouvelles technologies.

Quand le secteur privé booste l’innovation africaine

Cependant, ces initiatives courageuses, ont besoin de soutien pour parcourir les derniers kilomètres et franchir la ligne d’arrivée. Les acteurs du secteur privé ont un rôle essentiel à jouer, non seulement en soutenant ces entrepreneurs audacieux, mais aussi en contribuant activement au financement des économies africaines. En tant qu’opérateurs télécoms, nous avons un rôle à jouer pour soutenir ce dynamisme et cette créativité entrepreneuriale sur le continent. Il nous incombe de donner aux jeunes entrepreneurs ambitieux africains les moyens de réussir et de créer leur propre success story. Il nous faut mettre à leur disposition les meilleurs équipements et outils nécessaires, leur faciliter l’accès à des financements et les mettre en relation avec des entrepreneurs chevronnés qui pourront les guider dans leur entreprise.

Chez Telecel, nous voulons témoigner notre confiance aux ambitieux entrepreneurs du continent, c’est avec eux, ensemble, que nous répondrons aux besoins de la région et bâtirons l’économie de demain. Dans cette optique, Moh Damush, PDG du groupe Telecel, a fondé le Programme d’Initiative pour les Startups Africaines (« ASIP ») pour soutenir les entrepreneurs à l’échelle panafricaine.

C’est grâce à sa participation à l’ASIP en 2023 que Chestify AI a ainsi pu sécuriser un financement et un soutien opérationnel pendant plus d’un an, ce qui lui a permis de lancer ses opérations et d’atteindre ses premiers objectifs. Depuis les quatre dernières années ce sont plus de 100 fondateurs qui ont pu bénéficier de ce programme.

La clé du succès réside dans l’union des forces entre les secteurs privé et public pour garantir que personne ne soit exclu de cette révolution numérique et alimenter les rêves de la jeunesse africaine.

CIO MAG

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